Gu@M's Experience

N'hésitez pas à me laisser vos impressions...

27 juin 2006

Notre Sélectionneur

On entend beaucoup de commentaires sur notre équipe de France. En voici un échantillon :
- L'équipe de France n'est pas soudée, il n'y pas assez de confiance dans cette équipe.
- Le courant passe mal entre l'équipe et le sélectionneur.
- En gardant les même joueurs dans l'équipe pendant aussi longtemps et en valorisant l'expérience, on ralentit le jeu et on ne permet pas les innovations.
- L'équipe de France ne'a pas les supporters dans sa poche. Le grand public a besoin de signes forts pour suivre son équipe, de résultats pour que sa confiance revienne.
- La relation entre le sélectionneur et le capitaine n'est pas au beau fixe.
Peut-être toutes ces remarques ne sont-elles pas pertinentes quand on est au sein de l'équipe mais c'est le sentiment général dans la population...

Après avoir entendu Jacques Chirac dans son intervention sur France 2 le 26 juin 2006, j'ai l'impression que le mailaise français se retrouve partout. Les analogies peuvent se faire dans bien d'autres environnements comme l'entreprise ou la famille (dans une moindre mesure, je vous le souhaite).
Il nous reste à attendre de voir si l'équipe de France est capable d'aller loin dans cette coupe du monde pour savoir s'il y a un espoir en France.

Une dernière petite remarque cependant concernant l'intervention du Président. Il semblerait que monsieur Chirac ait oublié qu'il a été élu par le peuple, qu'il les représente et qu'il leur doit donc des comptes. Cela n'était peut-être pas judicieux de sa part de défendre son Premier Ministre contre l'opinion des Français mais les résultats lui donneront peut-être raison...

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28 janvier 2006

Quid de la présence du discours stratégique dans l’Entreprise et dans la Politique ?

Des ouvrages tels que La Stratégie de Jean-Paul Charnay (Ed. PUF) nous définisse le concept de stratégie. Ce concept est unanimement d’origine militaire. Il est pourtant habituel d’entendre ce terme appliqué à l’entreprise. Les auteurs définissent cependant les applications civiles de la stratégie comme des dégradations du concept militaire.
L’aspect militaire dans le monde de l’entreprise passe essentiellement par le discours. Ainsi, dans Strategy Safari, H. Mintzberg & Associés, Ed. Free Press, page 95, les auteurs nous dressent un tableau citant les principaux termes militaires employés par Quinn. Ces termes permettent de créer l’analogie puis la métaphore entre la stratégie militaire et l’économie.
Ce discours a, par exemple, été utilisé par Fayol en 1916 (Administration des Entreprises, Ed. des Organisations). Cet ingénieur des Mines remet sur pied une entreprise en n’appliquant que des préceptes militaires.
De même, en 1959, les Belges mettent sur pied l’état rwandais. Le responsable est un logisticien, ancien militaire.
Cependant, dans les discours militaires et les traités qui y sont consacrés, il est unanime de dire que toute stratégie mène obligatoirement à la violence (physique ou indirecte).
Aujourd’hui, ce sont les hommes politiques qui utilisent les discours militaires de façon systématique. Cette dérive du langage pourrait être, semble-t-il, dangereuse.
Les récentes émeutes urbaines qui ont eu lieu en France en sont le reflet. En effet, la violence des discours de Nicolas Sarkozy, employant des images telles que « nettoyer au Karcher », est d’une rare violence. Si il est évident que ce ne sont pas ces discours seuls qui ont été la cause des évènements qui ont suivis, ils y ont tout de même largement concouru.
La suite des évènements est d’autant plus intéressante que l’analogie avec le monde militaire est très forte. Le gouvernement, sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy, décrète « l’Etat d’urgence » dans tout le pays. Cela n’a peut-être pas ému une bonne partie de la population qui n’a pas vu la différence avec le passé. Néanmoins et pour rappel, cette loi fut votée historiquement pour gérer le conflit en Algérie. Elle est requise durant les évènements où la sécurité intérieure du pays est mise en danger et permet au gouvernement de promulguer des lois sécuritaires sans rendre de compte aux assemblées. Il s’agit là de court-circuiter tout le législatif. Ces systèmes sont calqués sur les dictatures militaires, le pouvoir étant confiné entre les mains d’un très petit nombre de personnes.
Ne voyez pas ici une critique de notre Ministre de l’Intérieur ou de notre Gouvernement. Etant adhérent UMP, je ne me permettrais pas de critiquer si ouvertement un parti pour lequel je voterais certainement en 2007 mais aussi à chaque élection. En revanche, je trouve particulièrement inadaptées les nouvelles politiques de communication des hommes publiques, certains ayant été élus et devant donc rendre des comptes à leurs électeurs, les autres nommés devant donc pallier le manque de confrontation qu’ils ont eu avec le peuple.

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02 septembre 2005

La France vue des US

A la lecture d'un blog US, celui de Dan GILLMORE, fondateur de Grassroots Media Inc, j'ai trouvé ce commentaire :
"
[For] France, almost everything is a cultural threat to them. Look how scared they are of the EU - especially an EU with fast growing Baltic countries. France is clinging to more power than it really deserves now-a-days. Then, the Muslim population is big. Not that this is bad, but Muslims don't assimulate as quickly as others. Then, we think we have outsourcing and competitive problems with China, put yourself in France's shoes. The unions and the anti-business work rules are a huge problem."

Si la France n'était pas un si grand pays qu'elle le prétend ? Nous croyons que notre longue histoire est une excuse à asseoir un pouvoir dans le monde. Aujourd'hui, notre pays n'a plus la grandeur d'autrefois et s'enfonce radicalement dans des problèmes que nos hommes politiques, tous aussi ridicules que Georges Bush à travers le monde, ne savent pas résoudre. Notre capacité à l'immobilisme social fait de nous l'exemple à ne pas suivre. Si notre histoire trop longue, trop ancrée, nous empêchait d'être réactif ? Il suffit de voir nos grèves de fonctionnaires, d'enseignants, nos attaches à nos "acquis sociaux",...

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30 août 2005

Des nouvelles de Bosnie...

Vu dans Le Courier des Balkans :

(27 août 2005) | Bosnie : la traite des êtres humains se développe toujours

Un dernier rapport de l’Organisation Internationale pour les Migrations fait le point sur la traite des êtres humains en Bosnie-Herzégovine. De plus en plus de mineurs sont victimes de la prostitution forcée. D’autres vendent leur corps pour acheter de la drogue. Les trafiquants ont changé de méthodes de recrutement, utilisant souvent des personnes connues de leurs victimes.
[...]
6 KM de l’heure pour acheter de la drogue

« À Tuzla, nombreux sont les garçons dépendants des drogues. Pour assurer l’argent qui leur est nécessaire pour la drogue, ils entrent en contact avec les gens par le biais d’Internet et leurs proposent des services sexuels. Ces personnes les invitent dans des appartements, les utilisent sexuellement, les revendent ensuite à leurs collègues. Les garçons vendent leur corps pour 6 KM (3euros) de l’heure, juste pour avoir de quoi acheter leur drogue », raconte Amela Efendic.
[...]

Ces extraits font peur quand on sait que les représentants internationaux partent entre fin 2005 et 2006.


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19 août 2005

Bosnie - Constat de la situation actuelle

La Bosnie, à travers des villes comme Sarajevo, Mostar et quelques autres sites, laissent transparaître, dix ans après, la guerre et son abomination.
Des immeubles détruits par les bombardements partout, qui ne sont pas abattus faute de moyens, la pauvreté accentuée par l'absence de secteur secondaire ou tertiaire, des maisons qui se construisent sans pour autant être finies, ce qui exonère d'impôts les propriétaires.

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Que va devenir ce pays, parent pauvre de la Croatie toute proche, quand les soldats de l'ONU et de l'OTAN seront partis ?

Le tourisme, par exemple, a du mal à s'y développer alors que certains lieux sont magnifiques. Les "Occidentaux" préfèrent encore les côtes, en Croatie donc, mais ne se passionnent pas pour la culture du pays voisin, toute différente, où les séquelles de la guerre se font encore trop sentir.

Il n'est pas seulement nécessaire de développer le tourisme. Le pays, La Bosnie et Herzégovine pour être précis, a besoin d'une structure national. La fragilité du système actuel ne permet pas d'envisager l'avenir sereinement. Par exemple, il existe 13 polices différentes en ce moment. Une réforme vise à les unifier, proposée par Paddy Ashdown. Seulement, sur cet exemple très simple, qui semble relever du bon sens si on veut créer un état fédéral et non une fédération de cantons indépendants, les Bosniaques freinent le processus, ont peur de ce qui peut leur arriver. Ceci est vrai dans toutes les réformes structurelles entamées par les dirigeants du pays, mais à ce jour, rien n'existe. Le pays est donc à la merci de la corruption, des réseaux étrangers. De plus, dans les polices, les retards dans les salaires s'accumulent, parfois 4 mois. Cela facilite bien évidemment les mouvements des policiers qui, a des salaires inégaux, se tournent vers des sources de "revenus compémentaires" parfois "illégaux".

Je lisais récemment, dans un article sur les attentats de Londres, que la Bosnie faisait partie des plaques tournantes des réseaux islamistes en Europe. A cela, rien de moins étonnant. Dans un pays de non-droit, où la coopération entre les polices n'existe pas, ce genre de cellule peut proliférer librement. Seulement, il n'est pas du ressort des organismes de pouvoir internationaux (ONU, OTAN, EU) de légiférer. Une telle ingérance n'aide pas un pays qui veut devenir un état. Les instances internationales ne peuvent que constater et surveiller ces mouvements.

L'équilibre fragile entre les ethnies doit se consolider pour qu'un état puisse se mettre en place. Des initiatives pluri-ethniques existent en ce moment sans pour autant que les représentants du pouvoir embraillent le pas, trop occupés par les problèmes déjà survenus pour anticiper des changements pour le futur.

Enfin, bien avant l'heure où le pays pourra se remettre sur pied, il souffre d'un problème encore plus inquiétant : La fuite des cerveaux. Ces étudiants ont connus la guerre durant leur prime enfance, ont pu voir des membres de leur famille mourir, ne trouvent pas d'emploi en dehors de l'agriculture et d'un début de tourisme, ont la certitude de ne pas bien gagner leur vie et donc de ne pouvoir subvenir aux besoins de leur famille, et cherche donc naturellement à quitter le pays.

Ce constat peu élogieux ne doit pas pour autant nous empêcher de nous tourner vers ce pays dans lequel tout est à faire. Les bonnes volontés ne manquent pas sur place mais les freins étrangers, notamment de la part des pays du Moyen Orient, ralentissent tout engagement de processus de réforme. Les européens occidentaux sont accueillis comme des messies et ne craignent rien. Pour y être passé, je peux vous promettre que l'accueil y est très chaleureux.

Pour conclure ce post, peut-être trop long à votre goût, la situation est très complexe et relève d'une multitude de facteurs d'importance qu'il serait impossible de développer ici. Si ce sujet vous intéresse cependant et que vous souhaitez lire des points de vue de journalistes locaux, de civils, de représentants internationaux sur place, je vous convie vivement à faire un tour sur le site des Balkans.

Ci-dessous : Extrait d'un dossier sur la Bosnie en 2001, les choses n'ont pas tellement évolué.

(2 DM = 1 Euro).

Bosnie Herzégovine

PNB 2001 50% d’avant la guerre
Capacité de production 2001 40% d’avant la guerre
Niveau de vie de la majorité de la population : sous le seuil de pauvreté
1 personne sur 170 est invalide et moins de 50% d’entre eux ont un emploi
Chômeurs : 267 000 + 30 000 salariés sur les listes d’attente (donc qui ne touchent aucun salaire depuis 1992)

Revenus :
Salaires en retard : de 30 à 40 mois
Salaire moyen : 446 DM par mois
employés de banque : 870 DM
organismes internationaux : 1500 à 2000 DM (réduction du nombre d’organisations internationales présentes et donc du nombre de salariés)
Retraite moyenne : entre 120 et 180 DM

La vie quotidienne :
Besoins en nourriture : 429 DM par mois (pour une famille de 4 personnes)
Chauffage 1 appartement 2 pièces : 700 DM par an (il peut faire jusqu’à – 10° /-15° en hiver)
Electricité : 700 DM par an
Eau : 20 DM par an
Charges locatives : 10 DM par an
Téléphone : 10 DM par an
Donc 180 DM par mois nécessaires (en plus de la nourriture)
Location appart. 2 pièces : 400 DM par mois
Rentrée scolaire minimum : 600 DM par enfant (1,5 mois de salaire minimum moyen
Soit des besoins mensuels pour une famille de 4 personnes de 800 DM"

Source : http://www.balkans.eu.org

GuAM

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07 juin 2005

De la rupture avec notre Gouvernement

On discutait avec Padre ce week end et on est tombé d'accord sur un point : Pourquoi des politiciens que les gens n'aiment pas trustent-ils le pouvoir en France ?

Certains d'entre eux, dont notre Premier Ministre, le Chef du Gouvernement, ne sont même jamais passés devant les urnes. C'est quand même un monde.
Certains deviennent inéligibles. Qu'à cela ne tienne, ils sont pris comme conseillers et ont plus de pouvoir qu'à un poste d'élu. D'autres restent depuis 25 ans aux mêmes fonctions, rien ne change, personne n'est content mais personne ne bouge...

Existe-t-il en France un élite politique de moins de 55 ans ?

Nicolas Sarkozy est l'exception qui confirme la règle, encore qu'il ne soit pas loin des 50 ans.

Quand les jeunes sont la cible des politiciens, qu'ils se déplacent en masse aux élections, qu'ils font à eux seuls pencher la balance, que font nos représentants ? Ils comptent les points.

Notre Président a plus de 70 ans, cela fait quelques décennies qu'il roule en voiture blindée, qu'il est suivi par des gardes du corps. Il est complètement déconnecté de la réalité.
Hélas, les "hommes de terrain" sont plutôt de gauche, voire même un peu extrêmes. C'est ce lien qu'il faut recréer, les gens ont besoin de s'identifier à leurs leaders.

Toute la communication de Nicolas Sarkozy est tournée en ce sens. Il est jeune, il n'est pas d'accord, il est cocu... Bref, il a tout pour plaire aux Français puisqu'il est comme eux. De plus, il parle simplement. Que quelqu'un me dise qu'il ne comprend pas les discours politiques de Nicolas

A vous, amis du PS, de trouver quelqu'un à sa mesure, je suis certain que cet homme existe.

Posté par GuAM à 19:58 - Politique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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