Gu@M's Experience

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12 mai 2006

Le Slam de Grand Corps Malade

Ce disque valait bien que je me remette derrière mon PC.
Quels que soient vos goûts musicaux, il est des chefs d'oeuvre à côté desquels on ne peut pas passer. On sent dans ce disque la vie d'un poète, des instants de vie, d'une vie qui a failli être brisée, l'envie de survoler un monde qui lui fut hostile.
A ceux qui pensent que rien de bon ne peut sortir de Saint-Denis, la "banlieue chaude", écoutez ce disque.
Si vous aimez les mots, écoutez ce disque.
Cette voix vous emmenera, vous verrez que rien n'est aussi grave qu'on peut le croire. Vous apprendrez que du néant sort toujours le meilleur de nous-même.
Si, comme moi, vous voulez sentir une partie de votre vie changer en moins de 55 minutes, ce disque est pour vous.
Je ne peux rien vous dire de plus, je suis sûr que l'occasion que vous aurez d'entre Grand Corps Malade suffira amplement.

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28 janvier 2006

Les films engagés de janvier

Je suis allé au cinéma récemment et j'ai été étonné de la vague de contestation qui se lance dans le cinéma américain. Vous allez rapidement comprendre de quoi je parle, les trois films que j'ai vus sont les suivants:

 

Je projète d'aller voir rapidement Munich et Jarhead, puis Syriana à sa sortie. Bref, les Blockbusters du moment sont des flms engagés.
Engagés ? C'est une bonne chose mais engagé contre quoi ?
Lord of War a clairement pris le parti de l'humour noir, en plongeant le spectateur dans la vie du plus grand vendeur d'armes du monde dont la devise est "Never get shot with your own merchandise". Le réalisateur, Andrew Nicoll, filme un Nicolas Cage suprenant et épaulé par un Jared Leto qui revient au niveau de Requiem For a Dream. Un film magnifique quand on vit dans un pays comme la France qui reste l'un des plus grands vendeurs d'armes du monde.
Good Night, Good Luck revient sur la chasse aux sorcières de McCarthy. Y verrait-on un reflet de l'Amérique de "l'après 11 septembre" ? J'en reste persuadé.
Enfin, The Constant Gardener illustre les problèmes de l'Afrique, du manque de soins médicaux et des dérives des laboratoires pharmaceutiques.
Ces trois films ont ceci de commun qu'ils sont passionnants à voir. Que l'on soit partie prenante d'une grande cause ou non, ces films vous parleront. Vous ne vous ennuierez pas deux minutes sur la longueur cumulée de ces trois chefs d'oeuvre.
Cela faisait longtemps que le cinéma ne m'avait pas fait autant plaisir.

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28 septembre 2005

Shane Black's Kiss Kiss Bang Bang

Premier film en tant que réalisateur pour le scénariste de la série "Lethal Weapon". Le Buddie movie est sa spécialité et il le montre dans Kiss Kiss où Val Kilmer montre un début de talent d'acteur et Robert Downey Jr prouve une fois de plus qu'il est le parfait caméléon. Il y est magistral et on se demande pourquoi Hollywood s'est permis de le bouder si longtemps. L'intrigue est bien faite, la narration est originale.
A voir pour tous les gens qui n'ont pas vu un bon film méricain depuis longtemps.

 

GuAM

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15 août 2005

Le Fils du Serpent : Vie et Mort du Banquier Stern de Airy Routier

Peu après la mort le 28 avril 2005 du banquier mondialement connu, aussi un des hommes les plus craints et détestés du monde de la Haute Finance, le rédacteur en chef du Nouvel Observateur nous livre sa vision de la vie du financier et des réflexions sur sa mort. Evidemment, aucune réponse tranchée sur les raisons de son assassinat, juste des pistes de réflexions.

Les parallèles entre ses vies personnelle et professionnelle sont saisissantes. Une vie et une carrière en dents de scies, au rythme de ses rencontres. Un mauvais caractère qui surpasse toutes les convenances du milieu. Aucune pitié, aucun sens du code déontologique pour cette homme. Un vrai personnage de roman en somme.

Etant donné le délai très court entre la mort de Stern et la parution de cette "enquête", le livre n'est pas toujours très bien écrit, parfois redondant dans ses propos. On retiendra surtout le contenu.

Et surtout, il n'est point de destin extraordinaire pour les personnages ordinaires. Stern en est l'excellente illustration.

A lire pour poursuivre :

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01 août 2005

Mr & Mrs Smith.

On y trouve ce qu'on est venu y chercher : Un film léger, drôle, avec de l'action. Rien de plus. Si, peut-être le physique des deux protagonistes. Ravissants.
Angelina, ceci est un message ouvert : C'est quand tu veux !

Rien de plus à dire sur un tel film.

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20 juin 2005

Le Snob (Suite)

   

 

 

 

J'avance dans le journal d'Oscar Dufresne, L'Egoïste romantique (Frédéric Beigbeder). C'est très intéressant. Il y a dans ce livre des phrases d'anthologie. Celle qui restera pour moi la plus marquante est : "Il y a des jours avec et des mois sans". Cela résume assez bien une vie. Heureusement pour nous, nous ne retenons que les jours avec.

 

En lisant ce livre, je me rends compte d'une chose : Les hommes ne sont jamais heureux de ce qu'ils ont, surtout en amour. Ils s'en rendent compte quand ils le perdent. Renaud résume assez bien la situation dans son album Boucan d'Enfer : "Le bonheur se reconnaît au bruit qu'il fait quand il s'en va. Et toi tu as fait un boucan d'enfer."

Ils doivent absolument se rendre compte de ce qu'ils ont et du fait que ce sera très difficile pour eux de trouver mieux, aussi bien se trouvent-ils

Posté par GuAM à 08:49 - Critiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le Snob

 

Frédéric Beigbeder est formidable. Voilà un homme qui nous raconte dans chacun de ses livres sa vie, un peu romancée tout de même, et tout le monde l'adore. Il ne supporte pas le monde dans lequel il vit, celui dont rêve toute la "France d'en bas" mais ne fait rien pour en sortir. Il doit même s'y complaire. Qui a dit que les écrivains devaient être mondains et passer leur journée au Flore et leur nuit au VIP ?
Je crois que la chanson de Benjamin Biolay qui porte le titre de cet article cerne le personnage de Beigbeder. C'est un Snob ! Pas dans le sens littéral du terme, il est loin d'être sans noblesse, mais dans le sens mélioratif du mot, celui qui passe outre les gens qu'il fréquente.
Seul sa tendance alter mondialiste et ses convictions communistes (qui semblent en inadéquation avec sa personne) ne me touchent pas. C'est peut-être aussi cela qui me plaît chez lui.

Je reçois depuis peu une newsletter sur FB. Elle provient de son site non officiel, le S.N.O.B. C'est amusant !
 
 

 

 

Posté par GuAM à 08:48 - Critiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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