30 janvier 2006
Bonne nouvelle !!!
Je sais que ce n'est pas le propos de ce blog, c'est d'ailleurs pour cela que ce post n'apparaitra pas sur Kulturama mais j'ai eu ma première proposition d'embauche ce matin même.
J'allais
passer mon premier entretien chez Ernst&Young ce matin en pensant
qu'ils m'avaient contacté pour de l'audit financier suite à mes
"erreurs" de premières candidatures. J'avais d'ailleurs failli annuler
le rendez-vous pour cette raison. Je fus étonné en arrivant puisque la
personne qui m'a reçu était Senior Manager dans le pôle Advisory du
cabinet. L'entretien prenait alors tout son intérêt et mon stress
s'évacuait peu à peu. Je préparais depuis une semaine mon discours pour
expliquer mon changement de choix.
L'entretien, qui a duré environ
une heure, s'est très bien déroulé. A tel point que mon interlocuteur
me l'a dit et m'a demandé si j'avais des pistes ailleurs. Je lui ai
donc expliqué que j'avais passé vendredi le dernier entretien chez
PriceWaterhouseCoopers avec un associé et que j'attendais une réponse
de leur part.
Devant l'urgence supposée de la situation, notre
consultant a saisi le téléphone, appelé son Associé et a réussi à me
caser dans son planning à la suite de notre entrevue. 30 minutes plus
tard, je sortais du bureau de l'Associé sans avoir réellement parlé
puisqu'il a lui-même dirigé l'entretien. Notre senior Manager me
raccompagne poliment à la sortie en me disant que j'aurais un retour
rapide.
Arrivé chez moi 45 minutes plus tard, je reçois un coup de
téléphone m'annonçant que je suis pris chez eux et que la RH, que je
n'ai donc pas rencontrée, va me recontacter dans la semaine pour les
différents détails et m'envoyer un contrat.
Entre 09H00 et 11H30, la question du cabinet E&Y était donc réglée.
C'est ce qu'on appelle du rapide.
J'attends donc très rapidement des nouvelles de PwC afin de pouvoir donner une réponse.
Je vous tiendrai au courant bien entendu, ces nouvelles personnelles sont très importantes pour moi.
GuAM
28 janvier 2006
Les films engagés de janvier
Je suis allé au cinéma récemment et j'ai été étonné de la vague de contestation qui se lance dans le cinéma américain. Vous allez rapidement comprendre de quoi je parle, les trois films que j'ai vus sont les suivants:
Je projète d'aller voir rapidement Munich et Jarhead, puis Syriana à sa sortie. Bref, les Blockbusters du moment sont des flms engagés.
Engagés ? C'est une bonne chose mais engagé contre quoi ?
Lord of War
a clairement pris le parti de l'humour noir, en plongeant le spectateur
dans la vie du plus grand vendeur d'armes du monde dont la devise est "Never get shot with your own merchandise". Le réalisateur, Andrew Nicoll, filme un Nicolas Cage suprenant et épaulé par un Jared Leto qui revient au niveau de Requiem For a Dream. Un film magnifique quand on vit dans un pays comme la France qui reste l'un des plus grands vendeurs d'armes du monde.
Good Night, Good Luck
revient sur la chasse aux sorcières de McCarthy. Y verrait-on un reflet
de l'Amérique de "l'après 11 septembre" ? J'en reste persuadé.
Enfin, The Constant Gardener illustre les problèmes de l'Afrique, du manque de soins médicaux et des dérives des laboratoires pharmaceutiques.
Ces
trois films ont ceci de commun qu'ils sont passionnants à voir. Que
l'on soit partie prenante d'une grande cause ou non, ces films vous
parleront. Vous ne vous ennuierez pas deux minutes sur la longueur
cumulée de ces trois chefs d'oeuvre.
Cela faisait longtemps que le cinéma ne m'avait pas fait autant plaisir.
Quid de la présence du discours stratégique dans l’Entreprise et dans la Politique ?
Des ouvrages tels que La Stratégie de Jean-Paul Charnay (Ed.
PUF) nous définisse le concept de stratégie. Ce concept est unanimement
d’origine militaire. Il est pourtant habituel d’entendre ce terme appliqué à
l’entreprise. Les auteurs définissent cependant les applications civiles de la
stratégie comme des dégradations du concept militaire.
L’aspect militaire dans le monde de l’entreprise passe essentiellement par le
discours. Ainsi, dans Strategy Safari, H. Mintzberg & Associés, Ed. Free
Press, page 95, les auteurs nous dressent un tableau citant les principaux
termes militaires employés par Quinn. Ces termes permettent de créer l’analogie
puis la métaphore entre la stratégie militaire et l’économie.
Ce discours a, par exemple, été utilisé par Fayol en 1916
(Administration des Entreprises, Ed. des Organisations). Cet ingénieur des
Mines remet sur pied une entreprise en n’appliquant que des préceptes
militaires.
De même, en 1959, les Belges mettent sur pied l’état rwandais. Le responsable
est un logisticien, ancien militaire.
Cependant, dans les discours militaires et les traités qui y
sont consacrés, il est unanime de dire que toute stratégie mène obligatoirement
à la violence (physique ou indirecte).
Aujourd’hui, ce sont les hommes politiques qui utilisent les discours
militaires de façon systématique. Cette dérive du langage pourrait être,
semble-t-il, dangereuse.
Les récentes émeutes urbaines qui ont eu lieu en France en
sont le reflet. En effet, la violence des discours de Nicolas Sarkozy,
employant des images telles que « nettoyer au Karcher », est d’une
rare violence. Si il est évident que ce ne sont pas ces discours seuls qui ont
été la cause des évènements qui ont suivis, ils y ont tout de même largement
concouru.
La suite des évènements est d’autant plus intéressante que l’analogie avec le
monde militaire est très forte. Le gouvernement, sous l’impulsion de Nicolas
Sarkozy, décrète « l’Etat d’urgence » dans tout le pays. Cela n’a peut-être
pas ému une bonne partie de la population qui n’a pas vu la différence avec le
passé. Néanmoins et pour rappel, cette loi fut votée historiquement pour gérer
le conflit en Algérie. Elle est requise durant les évènements où la sécurité
intérieure du pays est mise en danger et permet au gouvernement de promulguer
des lois sécuritaires sans rendre de compte aux assemblées. Il s’agit là de
court-circuiter tout le législatif. Ces systèmes sont calqués sur les
dictatures militaires, le pouvoir étant confiné entre les mains d’un très petit
nombre de personnes.
Ne voyez pas ici une critique de notre Ministre de l’Intérieur ou de notre
Gouvernement. Etant adhérent UMP, je ne me permettrais pas de critiquer si
ouvertement un parti pour lequel je voterais certainement en 2007 mais aussi à
chaque élection. En revanche, je trouve particulièrement inadaptées les
nouvelles politiques de communication des hommes publiques, certains ayant été
élus et devant donc rendre des comptes à leurs électeurs, les autres nommés
devant donc pallier le manque de confrontation qu’ils ont eu avec le peuple.


